Deuxième partie:
Pause à la "Ferme du Colvert" avant le début d'une nouvelle aventure : du 12 au 16 février Après plus de deux heures de bus à contempler les paysages qui défilent, nous arrivons à la Ferme du Colvert de nuit avec nos quatre vélos. C'est calme, il fait bon et nous dégustons le grand verre de jus de maracuja (fruit de la passion) qui nous est offert en guise de bienvenue. Vivement le réveil, qu'on découvre les lieux ! A peine le temps de poser nos sacs dans nos chambres que la table est déjà dressée : un dîner pantagruélique nous attend. Nous nous régalons et passons une agréable soirée. Mais le stress de cette journée marathon a raison de nous et nous regagnons rapidement nos pénates. Pour mémo, la Ferme du Colvert est notre sponsor vietnamien. Nous avons découvert un peu par hasard son site Internet lors de nos recherches sur le pays. Dès le premier coup de téléphone avec An et Jean Michel Chassedieu (les propriétaires), ceux ci ont adhéré à notre projet, prônant eux-même l'écotourisme. Nous n'aurons malheureusement pas l'occasion de les rencontrer, puisqu'ils sont partis en France à cette même période. A la ferme, nous trouvons enfin la quiétude et le calme que nous sommes tous venus chercher en Asie. C'est tout à fait ce dont nous avions besoin après l'effervescence d'Hanoï. Nous sommes accueillis dans une maison traditionnelle sur pilotis : l'habitat hmong. Nous sommes tous charmés. Durant ce séjour, nous nous reposons avant tout, mais nous préparons aussi notre départ à vélo. Nous organisons donc les lessives pour repartir sur de nouvelles bases. Il s'agit surtout de laver ce dont nous n'aurons pas besoin à vélo, c'est à dire nos vêtements les plus chauds qui nous ont servi durant le trajet en train. Ils nous attendront à la ferme jusqu'à notre retour. Cependant, une intuition nous retient de tout laisser... Il fait déjà bien plus frais à la ferme qu'à Hanoï...à suivre...
Une de nos petites patates passe un cap, celui des deux ans ! Le personnel de la ferme nous offre un joli gâteau à la mousse de maracuja pour y piquer les deux bougies de Clément ! Tous les copains sont présents et il y a des ballons partout car demain, c'est la fête du Têt.
Effectivement, le 14 février sur notre calendrier européen correspond au premier jour de l'année au Vietnam. C'est une grande fête qui se prépare plusieurs semaines avant et qui perdure encore une dizaine de jours après cette date. Nous savourons donc, pour l'occasion, quelques mets de fête et nous assistons aux spectacles de danses locales en costumes traditionnels.
Le lendemain, Caro et Chantal s'improvisent un bureau entre les pilotis de notre bâtisse et préparent nos futures interventions dans les écoles. Nous décidons de ne pas intervenir dans l'école du village de la ferme, car nous ne sommes pas encore prêts. Pas de regrets, nous réaliserons ultérieurement que ce sont les vacances scolaires. Ces quatre jours seront déjà tout juste suffisants pour préparer bagages et montures. Jean-Guillaume et Jacques auront sans doute la plus lourde tâche : équiper et règler nos vélos pour 10 mois de bourlingue ! Ils s'y collent néanmoins avec un malin plaisir qu'ils ont du mal à dissimuler. Il faut dire que le déballage de nos deux colis récupérés à Hanoï a un petit goût de Noël. Leur labeur se poursuivra jusque très tard dans la nuit : Le lendemain, nous pensons valider les règlages par un test grandeur nature. Mais la ballade a du mal à commencer (hospitalité locale et période du Têt oblige)
Au final, la ballade-test ne durera qu'une demi-heure. La veille du départ, encore un temps d'échange pour s'assurer que tout le pactage est ok pour toutes les patates. Et le must pour cette dernière nuit : Jean-Guillaume a négocié l'emprunt de quatre paires de garde-boues qu'il faut démonter des vélos de la ferme et les adapter à nos VTT avec... de la chambre à air !!!
Et enfin, le jour tant attendu est arrivé : nous quittons la ferme du Colvert sur nos deux-roues !!! Chantal.
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Premiers tours de pédale du 16 au 25 février : de Hoa Binh à Son la Ces premiers tours de pédale riment avec immersion totale. A peine le temps de digérer l'émotion du départ, les journalistes que Thang Tran (de Vietnam Aventure) a fait venir le matin même, et le premier kilomètre avec Thang qui nous précède en scooter armé de son téléobjectif, façon tour de France. On y croit à peine et pourtant ça y est, on est sur nos vélos, on a l'impression de voler avec les anges et pourtant nous sommes bien chargés. En effet, il nous reste quelques affaires chaudes puisque le nord-ouest vietnamien, vers lequel nous nous dirigeons, est plutôt montagneux. Déjà la beauté des paysages est au rendez-vous ; une véritable baie d'Halong terrestre s'offre à nous. On comprend vite qu'outre nos cuisses, nos cordes vocales ainsi que notre bras gauche vont être sollicités. On répond à des "Hello" et des "Happy new year" toutes les minutes. Allez, c'est décidé, on rajoute un mégaphone sur notre liste de courses et on se fera une tournante. Trève de plaisanterie, c'est un plaisir que de répondre à ces sourires et ces regards d'étonnements partagés. On n'arrive pas vraiment à dire qui de eux ou de nous sont les plus amusés par cette rencontre furtive et imprévue. Huit patates en vadrouille, ça ne passe pas inaperçu, mais dorénavant, on est vraiment en contact, on se voit sans vitre, on se touche sans gant, le vent nous coiffe, les odeurs nous interpellent et les bruits fusent. Parfois on entend même des "hello" d'enfants qui viennent de tellement loin qu'on a du mal à les distinguer, alors on répond un peu dans le vague et on s'imagine leur visage rayonnant à l'écoute de notre réponse. C'est trop de bonheur à la fois. Mais vadrouille rime aussi avec.....gargouille mais ça on s'en fout....et avec..... merdouille..... Allez, pétage et re-pétage de chaîne le premier jour pour Jean-Gui.... Et oui les Clabaut n'ont pas failli à leur réputation, voulaient-ils tester sans plus attendre leur nouvelle frontale (merci Chullanka !), on ne le saura jamais mais quoi qu'il en soit, vous l'aurez deviné, c'est bien de nuit qu'ils ont retrouvé les patates Steiner. En prenant un peu d'avance, celles-ci ont à peine eu le temps de négocier la nuit chez nos premiers hôtes, dans un village niché au bout d'une vallée, que nous avait conseillé Thang. 50 km au compteur pour cette première étape, le ton est donné mais on s'est promis de ne pas faire une habitude d'arriver à l'escale de nuit.
Ahhh, cette première nuit, on pourrait déjà vous en écrire une tartine (surtout Caroline) mais ce ne serait pas raisonnable (non non). Pour faire court, après un bon repas local à souhait, on se pieute tous alignés comme des petits loirs sur des nattes, dans l'unique pièce de la maison sur pilotis (type Hmong), au pied d'une table consacrée aux offrandes pour les Dieux à laquelle on ne prête qu'une attention relative (faut avouer que pour l'instant, on a pas tout pigé de la religion vietnamienne). On se félicite d'avoir plongé avec tant de facilité dans cette nouvelle vie de nomade, à dormir chez des gens qui prennent visiblement plaisir à nous faire partager leur culture, que déjà les premières patates ronflent (je vous laisse deviner lesquelles). Mais voilà, 4h30 du matin, une clochette retentit, des bougies s'allument, une dame s'agenouille devant la table consacrée aux Dieux. Elle se racle peu fémininement la gorge et entâme une mélodie lancinante......wouahouuu !!! En se couchant, on était en effet loin d'imaginer que ce partage de culture allait se poursuivre même au milieu de la nuit....Faut le vivre ça !!!! On hésite entre exploser de rire, applaudir, ou lui balancer nos tatanes (sauf celles de Jacques, le 45 étant trop précieux au Vietnam) pour continuer sereinement notre nuit. Plus honnêtement, on se dit que ces gens ont vraiment une profonde foi en leurs Dieux pour les idolâtrer même en pleine nuit. La chansonnette a duré une bonne heure mais il n'y a que Caroline qui a eu le "courage" et la "patience" d'écouter jusqu'au bout. Pour les autres, c'était trop pour une première journée. Le matin, nos hôtes ont également servi le petit déjeuner aux Dieux : riz, poulet, gâteau de riz, alcool de riz, bâton d'encens. Ben, en plus c'est qu'ils ont de l'appétit ces Dieux après la bamboula qu'ils nous ont fait.... Allez, on en rigole mais c'est sûr la prochaine nuit, on fera gaffe à ce genre de détail, histoire de ne pas cumuler les petites nuits. A la pause de midi, Jean-Guillaume et Jacques se font surprendre par une autre coutume locale déjà testée, le "cham fa cham" (souvenir hein Manu), qu'il faut traduire par "cul sec". A peine le temps de passer commande de nos soupes dans un resto que les voisins d'à côté les convient à un pot de bonne année. En effet, au Vietnam, il semble que l'on fête le nouvel an pendant une bonne semaine. Les verres d'alcool de riz s'enchaînent à une vitesse déraisonnable, la soif aidant. A peine sont-ils vidés que leurs hôtes leur font comprendre que cela ne se fait pas d'en rester là....On se croirait dans un bar corse. Donc visiblement, il s'agit d'une histoire sans fin. Ahhh les vietnamiens sont joueurs... Jean-Guillaume et Jacques finissent par se retirer en faisant des courbettes, mais ils se font rattraper dans le resto. C'est sûr, ils leur ont tapé dans l'oeil. Du coup, nouvelles tournées avec les filles cette fois-ci et on finit par planquer nos verres dans nos poches pour ne pas se les faire resservir. Pas de doutes, le nouvel an vietnamien c'est quelque chose... L'étape de l'après-midi a été littéralement "survolée"... On opte d'un commun accord pour un dodo réparateur dans un hôtel. L'étape suivante est marquée par notre premier col. Repétage de chaîne pour Jean-gui qui fera la montée en serrant les fesses, mais cette fois-ci, on a pris soin de virer le maillon faible. La montée est rude (pente à 10%) c'est donc le véritable crash-test pour nos mollets, plus que pour le matos. La cordée avance sereinement mais la nuit aussi. Le col à peine franchi, on choisit donc de demander le gîte aux premiers habitants rencontrés. La difficulté réside dans la barrière de la langue, mais une fois que l'on se comprend et que l'on est d'accord sur un prix, tout se passe en douceur et avec la gentillesse caractéristique des vietnamiens. Entre parenthèse, cela peut interpeller certains d'entre vous que l'on "négocie" le prix du gîte à l'avance. L'idée n'est pas de faire les rachous mais on s'est aperçu que lorsque nous ne demandons pas le prix à l'avance, on a tendance à nous faire le tarif touriste américain. On ressent bien que le Vietnam s'ouvre au capitalisme.... Nous élisons donc domicile dans une modeste habitation. La nuit est fraîche mais l'ambiance chaleureuse. Le matin, on se réchauffe au coin de la cheminée et on repart pour une descente dans le brouillard alors on s'équipe : poncho+tong+chaussettes+sachets plastiques. Le ridicule ne tue pas et surtout, nous constatons parmi nos poursuivants cyclo-motoristes que c'est la mode locale lorsque le temps est humide. Finalement, l'étape aura été beaucoup moins humide que ce à quoi nous nous étions préparé. Nous traversons une zone de moyenne montagne parsemée de petits villages. Nos fréquents arrêts pour recharger le coffre des carrioles en fruits sont toujours l'occasion de chaleureux contacts. On s'amuse à chercher nos similitudes et nos différences avec les locaux : Il est 17h, nous pensons trouver refuge dans le prochain village. Malheureusement personne ne comprend notre requête. A la sortie du village, nous demandons à un commerçant de nous indiquer où nous pourrions trouver un hébergement. Réponse : à 15 km.... ça fait beaucoup pour nous... Mais tel un ange gardien, celui-ci nous propose spontanément de dormir chez lui. Il est tout seul en ce moment et notre présence ne semble guère le déranger. Il nous explique où sont les sanitaires et la cuisine car c'est à nous de nous débrouiller pour le dîner. Pas de souci puisque nous pouvons lui acheter de quoi cuisiner dans son épicerie. Magnifique. On se renseigne sur le prix à payer mais celui-ci nous fait comprendre que sa proposition est gratuite et désintéressée. Cela tombe bien car nous commençons à être un peu juste en liquidité (faute de distributeur). Notre hôte paraît sincère et nous offre en plus un gâteau de riz pour le dessert. On lui propose de se joindre à nous pour partager notre dîner mais celui-ci prend la poudre d'escampette en scooter, nous laissant seul dans sa maison pour la nuit. On peut donc dire que la confiance règne. Au petit-déjeuner, on casse maladroitement une tasse du service à thé. Au moment de partir, nous souhaitons le dédommager. Notre hôte nous fait savoir que ce n'est pas grave mais par contre, il nous réclame 500 000 VND pour la nuit !!!!! C'est la douche froide. Un hôtel nous en coûterait la moitié, mais au-delà du prix, c'est un sentiment de trahison qui nous anime. On tente de s'expliquer à l'aide de notre lexique franco-vietnamien mais rien n'y fait. Finalement, on lui donne tout ce qu'il nous reste en liquidité. C'est bien en deçà de ce qu'il réclame mais peu importe, il nous laisse partir ainsi. Nous sommes tristes. Cette mésaventure nous affecte. On a vraiment le sentiment que la difficulté à se comprendre en raison de la langue n'explique pas tout. Loin d'en faire une généralité, il nous semble que certains vietnamiens ont compris qu'il y avait du business à se faire avec les touristes, quitte à se montrer un peu fourbe en profitant des ambiguités lors des négociations. Bien sûr, notre niveau de vie nous permettrait de payer "plus cher" que d'autres voyageurs vietnamiens la chambre d'hôtel ou le repas. Serait-ce correct vis à vis des personnes honnêtes qui, elles, nous font payer le juste prix des choses ? La matinée va être égayée par la survenue d'un sacré phénomène, au détour d'un virage. Seul sur son vélo, filiforme, hirsute, joyeux et encore beaucoup d'adjectif peuvent caractériser André, qui débarque à l'improviste dans nos vies. Il pourrait être notre père à tous les quatre et pourtant, ce gars là nous vient tout droit d'Ho chi Minh où il a acheté sa monture. Après avoir traversé le Laos, il part à l'assaut d'Hanoï où il doit retrouver sa dulcinée, autant dire qu'il est motivé. La rencontre sera furtive mais fructueuse. La même idée germe dans nos quatre têtes : ahhhh, quand les enfants seront grands, on sera plus légers..... L'étape du jour nous fait prendre un peu de hauteur et nous amène dans une petite bourgade. En s'éloignant de quelques dizaines de mètres de la rue principale, on se retrouve dans les jardins et potagers. Les patates flânent. Après une bonne nuit, nous revoilà sur la route. Le soleil commence à taper fort surtout dans les montées où nous avançons à l'allure de l'escargot. Inutile de forcer le rythme, la gravité nous impose l'allure idéale. Pour nous donner une impression de vitesse, on s'invente des courses-poursuite imaginaires avec les buffles. On gagne à tous les coups ! Mais faut pas se leurrer, on est pas seul à en baver dans cette campagne où l'on croise une multitude de corps de métier rien que le long de la route, en voici un échantillon : Cette campagne est enivrante et colorée. Mais déjà nous retrouvons la ville : nous entrons dans Son La, jolie capitale de district. Jacques
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Du 26 février au 4 mars: de Son la à Dien Bien Phu Vous qui nous lisez, sachez que nous nous donnons du mal à mettre ce carnet de voyage à jour ! Quel plaisir de faire partager notre aventure, mais parfois quelle galère pour trouver une connexion Internet ! Nous repartons de Son La pour entamer la seconde moitié de cette remontée du Nord Vietnam. Nous sommes maintenant sereins sur notre objectif, qui est d'atteindre la frontière laotienne avant l'expiration de notre visa vietnamien, soit le 6 mars.
C'est amusant de partager la route avec ceux qui l'empruntent pour aller à l'école, aux champs ou pour rentrer chez eux. Régulièrement, nous faisons un petit bout de route avec l'une de ces personnes, qui est tout aussi intriguée que nous. L'échange est court, certes, mais il est profond et chacun se quitte heureux de s'être rencontré.
Chaque équipe déploie sa stratégie pour se signaler sur la route. Nous nous sentons cependant en sécurité sur les routes vietnamiennes car les véhicules ne roulent pas très vite et s'écartent franchement pour nous doubler, dans un concert de klaxon. Certains s'écartent tellement, tout en nous regardant, que nous avons même failli assister plusieurs fois à des collisions dont nous aurions été à l'origine ... Après Son La, nous nous arrêtons passer la nuit dans une charmante petite ville, Thuan Châu, dont nous apprécions les paysages,
Le lendemain, en fin de matinée, alors que nous nous apprêtons à attaquer l'ascension du col Pha Din, à 1425m, nous nous faisons arréter par une grand-mère qui nous invite à laisser passer les heures les plus chaudes à l'ombre de sa belle maison traditionnelle. Une telle invitation ne se refuse pas !
Après ce repas léger (cette brave dame n'ayant pas prévu d'avoir une bande d'ogres affamés à table), l'ascension du col est difficile, d'autant plus qu'il fait chaud et que la pente ne descend pas en dessous des 8% .
Nous passons la nuit au col, dans un restaurant qui se transforme miraculeusement en hôtel, après quelques palabres. Toute l'énergie potentielle accumulée durant cette longue montée sera donc conservée pour le lendemain matin. Quel bonheur que ces descentes où l'on a le sentiment de récupérer son dû. Arrivés dans la vallée, l'oeuvre de l'homme offre un tableau plus esthétique. Il a su aménager harmonieusement cette rivière qui lui donne la vie. irriguées par des roues à aube puisant l'eau de la rivière dans des bambous
Le nord du Vietnam est peuplé par les éthnies montagnardes se distinguant par de splendides tenues vestimentaires toutes plus colorées les unes que les autres. Les femmes remportant bien sûr le prix de l'élégance avec notamment de superbes coiffures: Coiffe à pompons ou chapeau pointu. Ces femmes sont impressionnantes : trimant au champs comme à la maison, elles savent garder ce charme qui est le propre de la fémininité.
Tout en pédalant nous observons l'ouvrage des travailleurs: Ici, l'on fait des briques
Et sur la route roulent 8 patates ... En formation serrée: Entre filles: En couple: L'équipe au grand complet:
Ce doux rythme, qui nous permet de profiter pleinement de tous ces spectacles, nous achemine progressivement vers notre destination finale du nord-Vietnam: Dien Bien Phu.
Le lendemain nous reprenons la route mais aucun de nous ne veut atteindre trop rapidement la dernière étape de cette région qui nous a tant émerveillé. Nous décidons donc de faire un crochet par le lac Ho Pa Khoang afin de rallonger la sauce, mais aussi pour s'écarter de la nationale et pour y trouver un peu de calme. Puissent nos enfants et leurs nouveaux copains continuer à rire ensemble encore longtemps ! Ce détour par le lac fût une très bonne option car il nous a finalement permis de rejoindre Dien Bien Phu par des petites routes bordées de superbes rizières.
Après ces 500 premiers kilomètres nous voici maintenant à Dien Bien Phu. Zanguy |