Coin privé, cinquième partie :
Laos, de Savannakhet à la frontière cambodgienne, du 16 avril au 14 mai 2010

 

De Savannakhet à Paksé, du 16 avril au 1er mai 2010 :

A Savannakhet, dans la cour de l'hôtel,

dégustation, par Jeanne, d'une bonne brochette,


Clément et Joseph, en flagrant-délit d'escalade : "Puisque je te dis que les parents ne nous regarde pas, grimpe Joseph !"

   Baignade de fin de journée dans le Mékong.


Dans un temple,

Cylia apprend à son frère comment on fait la brouette, pauvre Joseph, pas toujours facile d'être le plus petit !

Ne boude pas Joseph, c'est ton anniversaire aujourd'hui !


 Jeanne en plein câlin avec un chiot

En route, lors d'une pause déjeuner, Clément aide son Papa à vérifier la pression des pneus de la carriole.


Chouette, chouette, aujourd'hui c'est mon anniversaire ! Fini le boudage !


Dans notre école en brousse,


Cylia et Jeanne feuillettent les livres scolaires laotiens, en attendant la rentrée ... 

Une brochette de lecteurs assidus


  "Au pied de mon arbre .... je vivais heureux"             et pourtant on vous jure le matin, ils étaient propres ! 
Et pendant ce temps là, Cylia dessine un bonhomme


Pendant la ballade à dos d'éléphant, Joseph grignottant une cerise-pays


Jeanne, pas mécontente de sa baignade semble-t-il 



Une recette gagnante à tous les coups, une balançoire improvisée.
 


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De Pakse à la frontière cambodgienne, du 2 au 14 mai 2010 :


Ceux-là se trouvent toujours des jeux: ici un carton faisant office de voiture et un chat transformé en peluche.


                                              Moi plus tard je serai vétérinaire.                Et moi plus tard je serai propre.
                                                        

                                                 Inspiration bouddhique dès le plus jeune âge.
                             

Riz frit, riz gluant, nouilles de riz ... pffff ch'ais pas quoi choisir moi !



                                 Grand concours de pot.   

       Allez Joseph, accroche-toi bien dans la nacelle on ne te poussera pas fort.
                                                         

T'inquiète Joseph, paraît que ces îles ça va être top!


                        Papa ils viennent faire quoi les buffles dans la rivière? Ben ils viennent se laver, comme nous.
                                                                                  

Joseph et Clément, scrutant l'horizon à la recherche des dauphins.
  

En voyant ces petites trombines souriantes vous vous dites peut-être que nous avons de charmants enfants, faciles à vivre et taillés pour le voyage. Mais rassurez-vous, comme tous les enfants ils savent être terribles et nous vivons parfois des moments difficiles. A défaut de pouvoir vous montrer la preuve en images laissez-moi vous raconter ce qu'ils peuvent nous faire endurer.
Commençons par le départ du matin. Après avoir chargé tous les sacs nous récupérons nos troupes en train de jouer pour le rituel "pipi, lavage de mains et petit coup d'eau à boire". Mais ceci n'est que théorie et la pratique est rarement aussi simple. Bien souvent la réponse à la première étape de cet enchainement est: "non, j'ai pas envie de faire pipi" ... soit. Une fois les mains lavées, il suffit de quelques secondes d'inattention pour qu'en rejoignant la carriole l'une de nos patates trébuche et paf, les deux mains dans la terre ... "plus près de toi mon Dieu, plus près de toi ...". Une fois les mains re-lavées et une petite gorgée d'eau avalée, nous pouvons enfin partir. Mais au bout de quelques kilomètres à peine nous avons le droit à un "papa, pipi" ... grrrrr!!!! Et quelques autres kilomètres plus loin "papa, j'ai soif". On enchaîne ensuite sur le lancer de jouets par dessus bord de la carriole qui est la spécialité de Joseph et de Clément. Ces arrêts, souvent en pleine montée ou sous le cagnard, sont éprouvants et nos nerfs sont alors mis à rude épreuve.
Vient ensuite la pause de midi. Après ces heures de pédalage nous n'avons qu'une envie : nous poser et ne rien faire. Mais avec quatre loustics sortant de leur sieste matinale et qui ont besoin de se défouler, c'est absolument impossible. Commence d'abord le repérage des lieux pour identifier les dangers potentiels. "Aïe, il y a un troupeau de buffles de l'autre côté de la route, il faut donc veiller à ce qu'il ne traverse pas", "les montants de la rambarde sont trop espacés, il faut bloquer l'accès" ... Mais le plus grand danger est là où on s'y attend le moins et porte le nom de "petit vélo" et "hamac". Nos enfants sont en effet devenus de vrais fanatiques de ces deux objets, à la limite du fétichisme. Et comme il n'y a jamais quatre petits vélos ou quatre hamacs, ils se battent pour savoir qui grimpera dessus. Nous devons alors organiser des tours en faisant sonner une montre toutes les dix minutes pour que ça ne soit pas le plus costaud ou celle qui crie le plus fort qui ait le monopole.

Avant de partir, nous nous disions que voyager à deux familles simplifierait les choses car les enfants allaient constamment jouer ensemble, mais nous n'avions pas pris conscience de toutes ces chamailleries qui à la longue peuvent devenir pesantes.
Mais heureusement ces moments un peu difficiles sont vite oubliés lorsqu'on les voit s'amuser ensemble et les photos que vous venez de voir sont bien le reflet de la réalité.

Jean-Guillaume